Les fosses nasales constituent l'étage supérieur des
voies respiratoires : elles s'ouvrent à la
fois vers l'extérieur (narines) et
vers le pharynx (narines
internes ou choanes). Elles ont une forme
irrégulière
due à l'existence de trois
cornets osseux, et communiquent par de petits
orifices avec les sinus des os avoisinants :
frontal, ethmoïde, sphénoïde,
maxillaires.

La muqueuse qui tapisse les fosses nasales est riche
en vaisseaux sanguins, d'où sa couleur
rose. Elle renferme de nombreuses glandes à mucus qui
la maintiennent constamment humide. Cette muqueuse réchauffe, humidifie et
filtre partiellement l'air inspiré. A la muqueuse rose s'oppose la muqueuse
jaune, à rôle sensoriel. Celle-ci forme sur le cornet
supérieur une tache de l'ordre du centimètre carré.
Elle est pauvre en vaisseaux et en glandes, mais elle contient les terminaisons
nerveuses du nerf olfactif. Elle est constituée d’un épithélium, qui comprend
trois types de cellules : olfactives, interstitielles et basales.
Les cellules olfactives correspondent aux cellules
réceptrices qui sont de véritables neurones
sensoriels. Ce sont les seuls neurones en contact
direct avec l’extérieur. Dans le cas des cellules interstitielles, dites de
soutien, elles assurent la cohésion de la muqueuse et enrobent le corps des
neurones. Ce sont ces cellules qui donnent la couleur jaunâtre à la muqueuse. Enfin
les cellules basales se trouvent dans la couche la plus profonde de cette
muqueuse, et sous cette muqueuse, un
tissu conjonctif (le chorion) renferme les glandes de Bowman qui sécrètent le
mucus de surface. Cette zone olfactive est sensible à certaines substances
solubles dans le mucus nasal. Quand le mucus est rare (par temps sec),
l'olfaction est moins bonne. Quand, au contraire, le mucus est trop abondant
(en cas de rhume), l'odorat disparaît quasiment.
Schéma
expliquant la perception d’une odeur

L'odeur naît d'une rencontre, dans les profondeurs des
fosses nasales, entre les molécules qui s’échappent des fleurs, des fruits, des
parfums ou autres substances odorantes, et les quelques 10 millions de cellules
réceptrices qui forment notre appareil olfactif. Ces cellules sont des neurones,
et chacune de ces cellules à deux pôles, c’est pourquoi on dit qu’elles sont bipolaires.
Son pôle périphérique ou pôle dentritique, porte des cils (chaque neurone
comprend environ 1000 cils), flottant dans un mucus
aqueux recouvrant l’épithélium olfactif,
qui contiennent dans leur membrane de nombreuses
protéines réceptrices différentes, capables de reconnaître toute une palette de
substances odorantes. Ils peuvent détecter jusqu’à 10 000 effluves
différentes, à des concentrations extrêmement faibles. L’autre pôle
- Les centres nerveux de l’olfaction :
Le bulbe olfactif est une structure nerveuse double
qui reçoit les millions d’axones sensoriels
des récepteurs olfactifs. Il constitue le premier
relais du message sensoriel. Le bulbe olfactif
contient des structures essentielles : les cellules
mitrales, les glomérules et les cellules à
panache. La dendrite de la cellule mitrale reçoit, au
sein d’un glomérule, les messages transmis par les axones des neurorécepteurs
de la muqueuse. Les glomérules, eux même échangent des messages nerveux par
l’intermédiaire de cellules péri glomérulaires. Un tel dispositif laisse
supposer qu’un premier traitement des informations olfactives intervient à ce
niveau. Les axones des cellules mitrales et des cellules à panache quittent le
bulbe en formant le tractus olfactif, et se dirigent vers le cerveau. Ces
terminaisons nerveuses passent par un premier noyau, le noyau olfactif
antérieur, avant d’atteindre le paléo cortex (Ce cortex de structure
particulière est ainsi nommé en raison de son apparition phylogénétique très ancienne
: il existait déjà chez des vertébrés très primitifs). Une condition nécessaire
pour qu'une substance soit odorante est que les cellules réceptrices envoient
un signal vers le cerveau. Pour cela, il faut qu'un nombre suffisant de
molécules arrivent au contact des protéines. Les deux propriétés physiques qui
jouent un rôle très important sont la tension de vapeur et la solubilité dans
le mucus. La plupart des substances odorantes sont, de manière surprenante,
assez peu solubles dans l'eau ; on dit qu'elles sont hydrophobes. Dans ces
conditions le mucus constitue pour elles une barrière difficile à franchir.
Organisation des connexions dans le bulbe olfactif


